UNE JOYEUSE SOIRÉE AUTOUR DES CARNAVALS
Publié le 30/01/2026 par Fayence Avenir
𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐫𝐧𝐚𝐯𝐚𝐥 : 𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐥’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭.
𝐀𝐧𝐧𝐢𝐞 𝐒𝐢𝐝𝐫𝐨 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬-𝐥𝐚̀. Elle en connaît chaque souffle, chaque symbole, chaque métamorphose. Sur scène son humour et sa passion ont immédiatement captivé la salle. Avec elle, l’histoire du Carnaval n’était pas un récit savant : c’était une aventure vivante, palpitante, joyeusement contagieuse.
🌿 𝐀𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐫𝐧𝐚𝐯𝐚𝐥 : 𝐥’𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐒𝐚𝐮𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐞́𝐯𝐚𝐥𝐞𝐬
À travers de magnifiques images anciennes, Annie Sidro nous a ramenés au Moyen Âge, là où tout commence : une époque traversée par les peurs – peur de la mort, peur des éléments, peur des forces invisibles.
Le Carnaval surgit alors comme un rituel de renversement : rire pour conjurer, danser pour défier, faire du bruit pour chasser les esprits malveillants.
C’est l’époque de l’Homme Sauvage, figure universelle, mi-humaine mi-végétale, emblématique du combat entre la nature indomptée et la société des hommes.
🎭 𝐃𝐮 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐫𝐥𝐞𝐪𝐮𝐢𝐧 : 𝐥𝐚 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Les images projetées retraçaient l’évolution fascinante de cette figure primitive vers des personnages plus familiers : l’Arlequin des arts populaires, les figures burlesques, les masques faussement désinvoltes qui ont traversé les siècles.
🔥 𝐋𝐞 𝐂𝐚𝐫𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐧 : 𝐮𝐧 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 𝐨𝐜𝐜𝐢𝐭𝐚𝐧 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐫𝐢𝐭𝐞
La conférence a ensuite glissé vers l’une des traditions les plus fortes de notre Sud : le Caramentran (ou Caramantran).
Ce personnage de paille, chargé de tous les excès, de toutes les fautes, de tous les travers de la société, est jugé en place publique.
Puis, comme pour purifier l’année écoulée, il est brûlé – un geste cathartique que l’on retrouve de la Provence au Comté de Nice.
Annie Sidro a rappelé combien ce rituel incarne le passage du chaos à l’ordre, de l’hiver à la lumière, du désordre à la renaissance.
🎪 𝐍𝐢𝐜𝐞, 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐞𝐟𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐫𝐧𝐚𝐯𝐚𝐥𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞
Avec enthousiasme, elle a montré comment le Carnaval de Nice a su, dès le XIXᵉ siècle, attirer, inspirer et métisser un nombre considérable d’autres carnavals.
Nice n’a jamais copié : elle a innové, inventé, amplifié, tout en intégrant des idées venues d’ailleurs.
Un véritable laboratoire de créativité, devenu une référence mondiale.
🎉 𝐋𝐞 𝐏𝐚𝐢𝐥𝐥𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮, 𝐥𝐞 𝐏𝐞𝐭𝐚𝐝𝐨𝐮, 𝐥𝐚 𝐕𝐞𝐬𝐩𝐚 : 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
La soirée a aussi permis de redécouvrir ces joyaux populaires :
– le Paillassou, poupée de paille secouée, propulsée, lancée comme un reste végétal annonciateur du renouveau ;
– le Petadou, tambour à friction dont les sons étranges accompagnent les cortèges ;
– la Vespa, la guêpe musicale niçoise ;
– ou encore ces instruments à grattement, à percussion ou à rotation qui imitent les bruits de la nature.
Autant de rituels, autant de sons, autant de gestes hérités de siècles d’inventivité populaire.
Au fil de la conférence, un sentiment s’est imposé dans la salle :
et si l’on renouait avec nos propres traditions: faire revivre le Caramantran ?
Ces rites festifs – qu’ils soient niçois, provençaux ou occitans – ne sont pas de simples divertissements.
Ils animent les villages, rassemblent toutes les générations, tissent du lien, ravivent la mémoire, et rendent fiers les habitants.
𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐀𝐧𝐧𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐚 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐨𝐬𝐢𝐭𝐞́, 𝐭𝐨𝐧 𝐡𝐮𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐭𝐚 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́ 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫𝐞́𝐞 𝐞𝐧 𝐮𝐧 𝐯𝐫𝐚𝐢 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐡𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞́ !